Autrefois considérées comme des milieux insalubres, souvent dangereux et impossibles à valoriser, les zones humides ont longtemps suscité des inspirations négatives dans l’esprit  de l’homme.

Pourtant, ces écosystèmes complexes sont d'une richesse écologique exceptionnelle et d'une importance capitale dans la gestion de l'eau.

Il a fallu attendre 1971 pour que les intérêts liés aux zones humides à l'échelle internationale soient reconnus au travers de la convention RAMSAR. A l'échelle Européenne, c'est la Directive Cadre Eau (DCE) qui relaie ces intérêts. En France c'est la loi sur l’eau de 1992 (Loi n° 92-3) qui permet de prendre en compte les zones humides notamment à travers leur capacité à contribuer à la gestion équilibrée de la ressource en eau.

Quelques estimations...

65%: estimation du pourcentage de disparition des zones humides françaises depuis le début du XXème siècle, principalement entre 1960 et 1990. (Similaire au niveau mondial)
35% des espèces rares et en danger sont abritées par les zones humides.
100% des espèces d’amphibiens dépendent des zones humides
1600 à 4800 €/ha/an (voire d’avantage) : estimation économique des services rendus par les zones humides, selon les fonctionnalités du milieu considéré

Pour en savoir plus : le portail national sur les zones humides , Site du forum des marais atlantiques

 Le recensement et la protection des zones humides au travers du SAGE.  Le SAGE (au travers des mesures 22 à 26 du PAGD), demande à ce que des inventaires de zones humides soient réalisés lors de l'élaboration ou de la révision des documents d'urbanisme et que ces documents intègrent la protection des zones humides. A l'heure actuelle une quinzaine d'inventaires ont été réalisés et validés sur l'ensemble du bassin. Beaucoup d'autres inventaires sont actuellement en cours ou seront réalisés sur les années à venir.  La carte suivante permet de suivre l'avancement de ces inventaires sur le bassin. Elle sera mise à jour régulièrement. (cliquer sur la carte pour l' agrandir)